lundi 20 mai 2013

Analyse d'un conflit éthique - Les lieux d'injection supervisés


La guerre contre la drogue dure depuis sa découverte. Dès l'apparition d'une nouvelle substance, l'Homme l'abuse d'abord, puis la rend illégale, pour ensuite dépenser argent et énergie pour la détruire. Les drogues injectables, surtout l'héroïne, sont responsables pour beaucoup de problèmes dans la ville de Montréal. Les consommateurs doivent-ils être considérés comme criminels ou comme victimes de cette dépendance trop souvent hors de leur contrôle. Voyons l'enjeu des piqueries légales plus en profondeur d'abord, puis nous l'analyserons selon deux points de vue opposés: celui d'Immanuel Kant et celui de John Stuart Mill. 

La mise en place d'un lieu d'injection supervisé (LIS) à Montréal tarde depuis le début des années 2000. Les discussions, débats et analyses entre acteurs concernés ont lieu sans cesse, pourtant aucun de ces sites existent encore dans la métropole. La controverse autour de ce genre de mise en place est importante, et c'est pourquoi les gens du milieu de la santé sont en constante opposition avec les politiciens, policiers et autres. Le problème central? Les conséquences que pourraient apporter l'ouverture des LIS. Évidemment, ils permettraient la diminution des surdoses, de la violence, des maladies tel le VIH/SIDA et l'hépatite C. Ces sites aideraient aussi à entraver le réseau de trafiquants, ainsi qu'à réduire la criminalité, la prostitution et la pauvreté liés à la dépendance. Toutefois, certains argumentent que les conséquences néfastes de l'implantation de ces sites sont plus importantes que ses avantages. Les LIS risquent d'attirer plus de consommateurs dans les quartiers où ils se trouvent, puisque dans ces secteurs, il est plus difficile pour la police de reconnaître ceux qui utilisent dans les LIS, et ceux qui sont illégaux. Les opposants aux LIS ajoutent aussi que l'implantation de ces sites risque de rendre l'arrestation des revendeurs beaucoup plus difficile, en plus d'envoyer un message comme quoi la société appuie les drogués. Bref, la controverse tourne autour de l'opposition entre les gens qui veulent empêcher les abus liés aux drogues injectables, et ceux qui croient que les lieux d'injection supervisés ne sont pas la solution aux problèmes de drogue. Cet enjeu est d'ordre éthique puisqu'il concerne un débat de valeurs, qui essaye de déterminer ce qui est bien et ce qui est mal. Il est question de valeurs personnelles, face à plusieurs sujets qui font souvent naître de forts débats, tels la consommation et la vente/distribution de drogue, la pauvreté, la prostitution et la criminalité. Il s'agit de déterminer, en société, quelles valeurs sont partagés par la plus grande majorité des gens. C'est pourquoi cet enjeu est aussi politique, puisqu'il concerne un choix de société. Les notions de légalité et de légitimité sont remises en question, puisqu'en permettant légalement la consommation de drogue, on brise des lois bâties depuis longtemps. La philosophie politique étudie les conditions de possibilité de l'État et de ses structures fondamentales, donc de ses lois et ses institutions. 

Immanuel Kant voit la moralité d'une manière plus définie que la grande majorité des penseurs. Il s'agit d'un domaine géré par la Raison, faculté première permettant l'expérience humaine. Selon lui, l'Homme n'a qu'à suivre sa raison pour savoir ce qui est bien, ce qui ne paraît que bien, et ce qui est mal. La moralité d'une action ne dépend que des intentions qui la motivent. Pour savoir si une action est morale avant de la poser, il faut se fier aux devoirs, qui sont classés en deux catégories: les devoirs stricts et les larges. Les devoirs stricts concernent la maîtrise de soi et la justice envers autrui, donc ne pas se suicider et ne pas blesser autrui, par exemple. Les devoirs larges font référence au respect positif de soi-même et des autres, comme le développement de ses talents et être généreux envers quelqu'un de moins fortuné que soi. Pour le penseur rationaliste, il faut toujours agir en fonction des devoirs, et donc agir de telle sorte que chacun puisse vouloir que sa maxime devienne une loi universelle. Avant de poser une action dont on doute de la moralité, il faut se demander: si cette action devenait loi universelle, serait-ce un espace viable pour l'humanité? Selon Kant, pour agir de manière complètement libre, il faut agir par devoir. En suivant sa bonne volonté, et son sens du devoir, il est possible d'éviter de devenir prisonnier d'autres contraintes peu fiables, telles les émotions et les intérêts. 

D'un autre côté, John Stuart Mill, lui, considère le domaine de la moralité un sujet à gérer avec la sensibilité. La capacité des humains à ressentir le plaisir et le déplaisir serait ce qui déterminerait le mieux ce qui est bien, versus ce qui est mal. Alors que Kant détermine la moralité en dehors des cas particuliers, et en fait quelque chose de catégorique, Mill se base sur des impératifs hypothétiques, relatifs aux situations. Il explique que la moralité d'une action ne dépend que de ses conséquences, et donc de l'utilité de l'acte. Il définit donc le fondement de la morale comme étant la recherche du plus grand bonheur total et général. Ceci veut dire qu'une action peut être évalué selon plusieurs critères de calcul du plaisir; la durée, l'intensité, la fécondité, l'étendue, la pureté, la proximité et la certitude, qui détermineront de sa moralité. En évaluant la qualité du plaisir par ces critères, il est possible de déterminer l'utilité de l'action, par la qualité du plaisir qu'elle rapportera. 

La création de lieux d'injection supervisés sont une initiative appuyée surtout par les agences de santé, les regroupements médicaux et certains associations relatives à la toxicomanie. Il serait normal de croire que ce sont les personnes les mieux placées pour déterminer si les LIS sont plus nocifs que profitables pour un peuple. Pourtant, plusieurs autres acteurs croient pertinents de faire valoir leur opinion. Les policiers et les groupes de citoyens partagent généralement le même avis, celui du "pas-dans-ma-cour". Ils ne sont pas opposés à l'idée, et certains y sont même ouvert, mais pas si le LIS risque d'être implanté dans leur quartier. Les politiciens varient dans leur position, dépendant de leur parti respectif. Les partis en opposition auront des avis contraires sur tous les débats, pour des raisons trop souvent partisanes. La question des piqueries et de leur implantation sera, ou non, un sujet chaud dépendant du parti au pouvoir qui trouve la question de la drogue primordiale ou non.  Les acteurs du monde médical, on l'espère, ont comme priorité d'abord la santé de la société et sa sécurité mentale et physique. Il faut donc se demander si les autres acteurs ont cette même motivation, ou si leurs intérêts sont plutôt ailleurs. Pour Kant, l'implantation de piqueries serait un acte jugé immoral. Il faut appliquer l'impératif catégorique qui suppose qu'en cas de questionnement sur l'immoralité d'un acte il faut se demander si cette action, lorsque maximisée, risquerait d'entrainer la destruction de l'humanité. Kant est définitif dans son jugement de la moralité, et ne se penche pas sur chacun des cas particuliers. En évaluant seulement l'intention de cette action, et ne pesant aucunement les conséquences dans le calcul, ce genre de lieux est immoral: il est là pour que les drogués se piquent. Même s'il permet par la suite d'autres bonnes choses, sa fonction première est d'aider la consommation de drogue. Donc, pour Kant, ceci entraînerait la destruction de l'humanité et ne serait simplement pas une décision rationnelle à prendre pour une société. Pour Mill, c'est d'une toute autre manière qu'il faut voir ce conflit de devoirs. Lorsque l'on considère les conséquences d'une action, alors les piqueriez deviennent une solution intéressante au problème de la drogue. Ces LIS permettraient de diminuer le nombre de drogués infectés du VIH/SIDA et de l'hépatite C, d'entraver le réseau de trafiquants, ainsi que fournir de l'aide sociale aux pauvres et aux prostitués. Lorsqu'on analyse cette question controversé d'un point de vue utilitariste, ces piqueries deviennent alors un moyen de profiter à beaucoup de personnes qui en ont besoin. En calculant le plaisir (içi, on parle de l'aide donnée) qui proviendrait de ces services, on obtient une possibilité de bonheur général plus étendue que sans. Bien sur, il faut considérer le déplaisir que ces lieux provoqueraient pour les policiers,  ceux qui font leur argent en vendant de la drogue et ceux qui habitent le quartier. En faisant cette équation, on réalise que sauver des vies en évitant des infections mortelles ainsi que des surdose, est plus important que l'inconfort occasionné chez les citoyens, policiers et revendeurs. 

Selon moi, même si la philosophie de Kant est généralement très solide, dans ce cas-ci, Mill répond mieux au dilemme. N'ayant pas de position personnelle sur la question des piqueries légales, je trouve tout de même que Mill permet de justifier le raisonnement d'une manière spécifique au cas particulier étudié, au lieu de seulement appliquer des règles générales comme le fait Kant. Comportant autant d'avantages importants que de désavantages, ce sujet en reste un très controversé, pour les gens de gauche comme de droite. La philosophie morale de John Stuart Mill évalue selon les conséquences et l'utilité, et c'est pourquoi dans ce cas-ci, elle s'applique mieux. Les raisons qui nous pousseraient à bâtir ce genre de lieux sont évidentes, et c'est plutôt les répercussions qui nous inquiètent dans ce cas. Lorsque Kant s'arrête aux intentions, le questionnement semble trop court et incomplet. Avec une analyse de Mill, il est possible de continuer de se questionner sur les limites de la moralité de la situation, et cela permettrait de poursuivre le débat, de le résoudre et même de continuer d'utiliser la théorie du bonheur total et général pendant l'élaboration d'un plan de construction d'un LIS. 




SOURCES CONSULTÉES:

MYLES, Brian. Feu vert aux piqueries d'État, [En Ligne], http://www.ledevoir.com/non-classe/13081/feu-vert-aux-piqueries-d-etat (page consultée le 25 avril 2013)

ROCHE, Kelly. Injection sites a junkie's dream, [En Ligne], http://www.ottawasun.com/2012/04/12/injection-sites-a-junkies-dream (page consultée le 25 avril 2013)

ASSOCIATION DES RÉSIDENTS DU QUARTIER DE LA SANTÉ DE MONTRÉAL. [En Ligne ],http://www.arqsm.ca/Viedequartier/Salledesnouvelles/Projetdesitedinjectionsupervise.aspx (page consultée le 20 avril 2013)

CENTRE QUÉBÉCOIS DE LUTTE AUX DÉPENDANCES. L'héroïne, [En Ligne], http://www.cqld.ca/livre/fr/qc/13-heroine.htm (page consultée le 20 avril 2013)

VOIR. Des piqueries légales à Montréal? L'heure H, [En Ligne], http://voir.ca/societe/1999/03/11/des-piqueries-legales-a-montreal-lheure-h/ (page consultée le 25 avril 2013)


avril 2013

Analyse du "Léviathan" de Thomas Hobbes


Peut-on agir de manière rationnelle sans agir en fonction de ses intérêts individuels? 

Hobbes l'explique dans la troisième prémisse de l'argument étudié : "[…] il n'existe aucun moyen pour un homme de se mettre en sécurité aussi raisonnable que d'anticiper, c'est-à-dire de se rendre maître, par la force ou la ruse de la personne du plus grand nombre possibles d'hommes, […]"1 Il explique par cette argumentation que l'homme qui agit de manière charitable ou bienveillante envers un autre agit automatiquement de manière irrationnelle, puisque cet autre homme ne fera pas nécessairement ce même sacrifice en retour. Il ne faut donc se fier à aucun autre homme pour assurer que ses besoins soient comblés. Pouvant être utilisée comme un renforcement à la troisième, la deuxième prémisse donne une explication à celle-ci: Les ressources limitées dont les hommes se servent et leurs besoins et désirs communs les obligent à devenir ennemi dès qu'ils partagent un intérêt. Alors, il est évident que chaque homme utilisant sa raison doit toujours agir en fonction de ses intérêts individuels s'il désire devancer un autre homme ou simplement assurer sa sécurité.

Agir rationnellement en fonction de ses intérêts individuels, pour assouvir ses besoins et passions, se traduirait dans le dilemme du prisonnier par des aveux et une trahison des deux sujets. Pourtant, dans l'allégorie, on voit bien que c'est la coopération entre hommes qui permet d'obtenir la sentence la moins longue. Lorsqu'un homme comprend ce qu'est le dilemme du prisonnier, il devient alors possible de voir la rationalité dans la coopération. Agir de manière à satisfaire ses besoins individuels dans le but d'obtenir la meilleure solution pour soi-même, c'est rationnel. Mais lorsque, pour un instant, la satisfaction personnelle est mise de côté pour voir l'intérêt d'un groupe, on peut voir une solution encore plus profitable. Un homme, agissant de manière raisonnable, posera toutes ses actions dans le but de s'avantager, ou de se protéger lui-même. Donc, si la plus grande satisfaction vient d'une coopération, c'est cette action qui est la plus rationnelle. 

Prenons un exemple très représentatif de notre société actuelle. Un homme désire utiliser les transports en commun pour se déplacer quotidiennement. Comme le démontre le budget total de 1,3 milliard de dollars de la Société des Transports de Montréal en 2012 2, ces services publics coûtent très cher à financer. Cette facture est séparée entre les gouvernements, la Ville, ainsi que tous les utilisateurs (contribution de 46% envers le budget). Pour combler ce besoin individuel en ayant accès au transport, il faut payer un certain montant par mois. En payant uniquement pour son utilisation personnelle au système de transport, l'Homme agit de manière à satisfaire ses propres intérêts. Un partage des coûts, et des frais égaux pour tous les utilisateurs serait donc considéré comme une action qui va à l'encontre des intérêts individuels de chacun. Pourtant, en agissant de telle manière pour la collectivité, les revenus sont plus stables, le service donc meilleur et, à la longue, moins dispendieux à entretenir. Si payer plus mensuellement s'oppose aux intérêts personnels immédiats, c'est en fait plus rentable pour le bien-être et la sécurité à long terme de la collectivité que d'abandonner une partie de son confort personnel. 

1. HOBBES, Thomas. Leviathan
2. RADIO-CANADA. La CAM encore plus cher en 2013. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/10/26/011-cam-hausse-part-usager.shtml


mars 2013

lundi 28 janvier 2013

école de la rue - 22 mars 2012

"La liberté, ça ne se demande pas, ça se lève, et ça se prend!"


Je me sens toute petite, toute faible
qu'une parcelle d'un tout
Mais je me sens partie intégrante de ce tout,
partie essentielle, puissante, nécessaire et présente.
Je me sens grande, capable de tout
Rien n'est trop grand.
J'ai le monde à mes pieds, car le temps,
il n'en manquera jamais
Le temps est là, devant moi,
avec le changement et le courage.
Ils sont là, ils n'attendent que moi,
que je les guide et que je leur dicte le chemin.
Une parmi des centaines de milliers, une
parmi tant d'autres.
Une seule, mais certainement pas seule
dans ses pensées,
car il est certain que tellement d'autres pensent comme moi,
à ce moment même.
Ils se disent qu'ils peuvent changer le monde,
qu'ils sont capables de tout.
Et ils ont raison.

mardi 20 novembre 2012

Hypersexualisation - Slam


Many adults find ways to criticize our generation
Complaining about gangs and our lack of motivation
Violence, laziness, drugs and overconsumption
But what I find the worst is hypersexualisation.

Nine and ten year olds being told they’re sexy on facebook
When they really should be reading stories about captain hook
Thinking they should look like america’s next top model
No wonder their parents can’t understand the riddle.

We say we are free, that we believe in liberty
But really teens are stuck being their own enemy
Judging and only caring about the physical
Bringing other girls down, making everyone mental

Turn on the TV and what do you see
A whole bunch a girls wearing nothing but a bikini
All made out of plastic, they resemble Barbie
Standing by their side, rich men old enough to be their daddy

Twelve year olds reading Cosmopolitan
Checking out tips on how to have an orgasm
Having sex so young, thinking they’re in love
Entering an adult world they really know nothing of

Thirteen year olds already feeling the pressure
Celebrities everywhere, they’re all getting thinner
Where are the role models, the ones who give the example
Really? A size zero as the regular size sample

People, Life&Style and Us weekly
Comparing and judging who has the best beach body
What message are you sending to that six year old
That she’s already supposed to fit into that perfect mold

But if they’re too short, fat and ugly
Then what am I? Just another piece of normality
I don’t wear knee-high boots or even see-through shirts ?
And I don’t want all the boys looking up my skirt

When you can’t see the difference
Between Playboy and the new Guess ad
Our world is slowly losing all it’s innocence
Wanting to please everyone, it’s making me mad

It’s crazy how our intimacy has suddenly gone public
Why don’t you keep it to yourself that you want his dick
I feel like the world is upside down
What? Does the dirtiest one win a crown?

Young celebrities getting thrown out of their childhood
Expected to act like adults, to skip a stage of life
Would you sell yourself, just because you could?
Chopping off moral values, with the help of a knife

Silly little girls taking pictures in their underwear
And at night they still need to sleep with their teddy bear
Equally young boys drooling all over the pictures
Will you stop acting like a bunch of immatures?

Yes, immatures, in the way that you act
Cause sexy doesn’t mean mature, that we know for a fact
You have plenty of time for sex when you’re old
Now keep your body to yourself, and treasure it like it’s gold

You can keep your clothes on and still look beautiful
Look in the mirror and see, it might be helpful
Your confidence will built up, sooner than later
And for clothes keep in mind: sometimes more does look better.

Family Murder




Family Murder


                It was a dark night. The only car on the road seemed to be the Jacksons’ huge hummer.

The Jacksons were a very wealthy family. Just as Dudley Jackson was getting tired and impatient,

a car went smashing into the hummer. Dudley and his wife died. The two children, Janice and

Michelle went to live with their uncle Jeremy.


                Janice was sitting on the couch having a cup of tea. She was fourteen years old now.

Tomorrow it would have been ten years since the accident.  She had been living with her uncle,

his family, and her little sister for almost ten years now. She was home alone. The phone

rang. She answered. The voice said “Keep this secret and you might see your little sister again.”

And so the voice told Janice that he had kidnapped Michelle and that she had to do everything

he said if she wanted to see her little sister again. The voice said «You must give me all your

money and promise to run away from your uncle’s house and family. Last thing you must do is

give all the memories and souvenirs you have of your parents. If you do all of this, you will see

Michelle in 24 hours. » Janice did not know what to think. The money didn’t bother her and she

could manage to find a place to live. But she didn’t want to give to a mysterious stranger the only

things she had left from her parents. 
        
          

                          She thought about what the voice had told her. She loved her parents but they

were dead now, and she didn’t even want to imagine what they would do to her sister. So she

started to go around the house taking every little thing that reminded her of her parents and

putting it into a box. Then she put the box were the voice had told her too and she went to sleep.

Long tears started to pore from her eyes.

             

                     The next morning she went into her sister’s room and to her surprise, she was there

sleeping quietly. She went to the garden secret spot and the box was gone. Has she walked back

into the house she saw from the opened door the box under the bed of her uncle. He was the

voice.   

2010-2011

Matters Still To Be Discussed - Israel/Palestine


As many may know, multiple conflicts taking place in 2010 often started as a simple disagreement between two nations a very long time ago. In my opinion, this is the case of the Israeli-Palestinian conflict. Of course, the issues that are still being negotiated are of great importance, but most of the citizens don’t even know how the hatred for the other nation began. This text will put into context the recent conflict, which is about the settlements for the construction in the West Bank area.

            Among different issues and negotiations, the Israeli construction moratorium forms a huge part in the discussions being held between the Prime Minister of Israel, Benyamin Netanyahu, who has held this position since 1996, and the Palestinian Prime Minister Mahmoud Abbas. In the recent months, the relationships between these two nations have been even more tense than usual because of the ending of the construction moratorium instated in Israel. This moratorium, which is a suspension of some kind of activity by the government, concerned the new housing construction by the Israeli in the territory of West Bank. This small land consists of 5 600 km². Although it is technically under Palestinian authority, the Israeli military has been there for a long time. This moratorium states that construction in the West Bank area has been frozen temporarily, for a ten month period. This time expired during the last week of the month of September 2010, and that is the reason for the tense discussions between the leaders of these populations.

            To make matters more complicated, the United States have been involved in these negotiations. Recently, the secretary of state of the country, Mrs Hillary Clinton, has been travelling to the middle-east with the purpose of reaching a compromise between the two heads of state. As an open ally to the Israeli state, the government of the United States has been trying to move forward recently in the peace negotiations.

            As of the Palestinian demands, it has been said more than once that the Prime Minister wants to extend the moratorium to permit the discussions to continue.
Abbas continues to state that his council does not want to end the discussions, although they will have to leave if the construction resumes after the end of the freeze. The US government does agree with Palestine on this point, the construction has to be put on hold once again, for negotiations to be peaceful. The United State’s Middle East envoy has said, echoing the President Barack Obama: ‘‘We think it makes sense to extend the moratorium, especially given that the talks are moving in a constructive direction.’’ On the other hand, the Israeli Prime Minister’s negative response to the end of the moratorium has been particularly frustrating for the Palestinian, the USA as well as any other nation involved. Netanyahu refused to extend the work stoppage any longer and so the settlement building resumed.

            In my point of view, this dispute cannot be judge so quickly. This conflict, as I mentioned previously, has so much history and hatred behind it that it is almost impossible for the citizens to ever agree on anything. In my opinion, the government of the United States should convince the Israeli government to stop the construction, as it is the only way to continue these negotiations in the right direction.
 
            All in all, these confrontations have been going for too long, and so nobody, not even the leaders of the nations, know what they are really fighting for anymore. One can only hope that these discussions will go smoothly. Moreover, one can only wish that there will not be another destructible situation, as there was with the Second Intifada.

2010-2011

A Mind Overcome By Vengeance


As I opened the door to leave, I turned around to glance one last time at his face. He looked peaceful: he could have been sleeping. The calm smile upon his lips made me shiver, almost out of shame. No, he had deserved this; it had been the right thing to do.    I had to leave, before I changed my mind.

***

            I had not always been this way. Hateful, I mean. When I was a child, my aunt informed me that my mother had not died in a car accident, but had been suffered a terrible faith, I did not quite understand. The atrocious truth I learned that day made me what I am today. I had always wondered why I did not live with my father if he was still alive. From that moment on, I never spoke nor thought about my father. He did not exist to me. He did not deserve my attention, for he was a horrible, discusting man. The idea that this man had to pay for his action only entered my mind on my eleventh birthday. Like a parasite, once the thought had entered my mind, it would not, could not leave it. That is when I started to fully understand the meaning of the word ‘hate’. As I grew older, I grew wiser, learning to manipulate, lie and trick people into doing whatever I wanted them to do. Love was not important, as it was a rumor, an overrated emotion that did not truly exist. The only true feelings I believed in were the ones I could really feel. Hate. Sadness. Vengeance. And Justice.

            It was only when I realized what had torn me apart that I started to really explore the dark and sinister side to my brain. I cannot say I had never thought about anything of the sort. All my life, teachers did not know what to do with me, did not know what was wrong or different about me. I suppose it was a good clue as to what I would do in my adult life.

            I went to work, owned a house and made money of my own just like every other man. It was inside that I differed. My brain was assembled in a distinct way, in a better way. I could be the greatest man alive, the strongest, because I did not let things such as love, trust and friendship get in my way. If I wanted something, I got it, no matter what stood in my way. If some people felt bad for my solitude, I pitied them, because they were weak. So weak and foolish.

            I was surprisingly swift. I had little specific preparation. However I had thought and re-thought the scene so many times in my mind, that it was clear how I would proceed. I did not care for such insignificant things as getting caught. Nothing scared me, because it was simply essential to eliminate this man, this piece of garbage, before I could move on to any of my other brilliant plans. Regular men were so easy to trick, to destroy.

            I had decided to kill him at nightfall, for a dramatic effect. I wanted the man who had abandoned me, had destroyed to suffer, to regret every moment of his ridiculous existence.

            I entered the house, with no care at all for the noise I was making. I locked the door, crossed the landing and the kitchen to finally see him reading, alone, in a dark room. I believe he heard me, for he turned to face me. I knew I had a terrifying grin spread across my face. He knew who I was, and I saw his expression change from fear to a mixture of terror and shameful regret. I did not move forward, and I knew he would not try to run away. He had done that enough. He seemed to want to say something, but was frightened to break the silence. So I spoke in my most chilling voice:

“You had to know it was coming, Tom. You had to be shivering in your sleep.”
“My son… you have to forgive me.”
“I am not your son. You cannot do anything that will change what you did.”
“Please, my son…”

His feeble attempt to justify his actions only made the cold hatred inside me burst into immense flames. How could he have an excuse for what he had done?  

“You knew all along, you knew that your actions would mark me. Make me different. I was fragile, and now, you pay for your actions, Tom. It is time for you to understand how weak you feel when you have nothing to hold on to, just like I did. I will never be like that again, I will never be weak.”

            He knew he could not protest. I had been right all along. I lifted the pistol directly in front of me, and I shot. And with cold satisfaction, I turned around.

Just then, a strange feeling took over my body. I felt as if the burning flames that had motivated me seconds ago had turned to stone and frozen my insides. No. It was impossible. I could not feel pity or sadness for this man. This horrible, hypocritical man did not deserve anyone to worry about him. How could I feel this kind of worry and shame about killing a man who had not cared, even for one second, about anyone else but himself? Even before his death, he had only pleaded for his life, not even worried about mine for one second. He had the coldest heart a man could have; he had killed his own wife for money.

As I opened the door to leave, I turned around to cast one last look at his face. He looked peaceful, he could have been sleeping. The calm smile upon his lips made me shiver, almost out of shame. No, this had been the first act for my great plan, and the only option. I had to leave, before I changed my mind.


Written by a corrupt, imaginative soul.
2010-2011